Créer un magazine en auto-édition | Le zeib-magazine, la suite !

 

 

zeib magazine - page uTip

 

Le zeib magazine est en parution trimestrielle,
disponible à la vente ici ▶
Mais que propose ce mag, concrètement ?
Je vous laisse le découvrir, en cliquant
par là

 

 

 

 

 

A l’heure où j’écris ces lignes, le zeib-magazine n°1 a été édité et envoyé à ses lecteurs, les retours sont très bons (comme vous pouvez le voir dans les commentaires du  ➡ premier article consacré à la présentation du projet. Et le n°2 est en cours de production.

Bref, ça roule.

 

Pour vous résumer ce qu’il s’est passé précédemment :

un financement Ulule pour créer le zeib-magazine, magazine sur l’exploration pour redécouvrir son environnement et trouver des idées de sorties et activités insolites, a joliment atteint 175% !
Le magazine n°1 a été distribué aux contributeurs Ulule mi-septembre, une ➡ boutique en ligne a été ouverte pour pouvoir l’acheter en dehors du financement participatif. Et le zeib magazine n°2 sera distribué pour Noël.

,

Dans le premier article consacré au sujet, je vous partageai surtout mon expérience concernant la communication, le calcul budgétaire et la création du contenu et de la maquette du magazine. Ayant depuis un premier ouvrage créé physiquement, je peux à présent vous faire part des

étapes suivantes de l’aventure :

 

1. la finalisation graphique et rédactionnelle
2. le contact avec l’imprimeur
3. les droits d’auteur
4. la gestion du planning.

 

 

1. La finalisation graphique et rédactionnelle ✅

 

Nous l’avons vu dans l’article précédent, auparavant, la maquette n’avait été mise en place que superficiellement. Ceci afin de pouvoir présenter le projet lors de la communication du financement Ulule, et estimer le nombre de pages, les rubriques, et autres paramètres généraux.

L’important, pour la création de ce premier magazine, était de penser une maquette utilisable au long terme. C’est-à-dire trouver une charte graphique, aisément ré-exploitable pour la création des magazines suivants. Il faut que chaque rubrique ait son identité, mais qu’elles soient aussi en harmonie les unes avec les autres. Pour ce faire, je me suis concentrée sur :

  • des éléments graphiques différents, mais ressemblants : des petites illustrations de zeib pour ouvrir chaque rubrique, des bulles et encadrés pour surligner les informations importantes…
Chaque illustration marque une nouvelle rubrique dans le zeib-magazine

Chaque illustration marque une nouvelle rubrique dans le zeib-magazine

 

  • des typographies appropriées : j’ai fait le choix d’en adopter deux, une amusante pour les titres et textes accrocheurs, une autre plus standard pour les paragraphes.

 

 


⚠ Il est préférable de choisir une typographie à empattements pour les contenus textuels. C’est plus agréable pour l’œil, on se fatigue ainsi moins vite à la lecture de textes longs.

 

 

Pour ce qui est de la rédaction des rubriques, c’est également moi qui m’en suis chargée ! Je parle des rubriques de conseils, suggestions de sorties et bonnes idées, puisque beaucoup d’autres reprennent les propos d’individus de ma communauté.

Pour tout vous dire, j’ai en stock plusieurs articles sur la thématique de l’exploration et des visites insolites, depuis plusieurs mois. Mon projet premier était d’en faire un blog. Mais ayant bien plus d’affinités avec la création de supports graphiques imprimés que le contenu web, j’ai profité du magazine pour ressortir ce travail qui languissait dans un dossier de mon ordinateur ! Ainsi, c’est assez pratique d’avoir un contenu rédigé déjà tout prêt.

Cela me fait gagner du temps sur cet aspect et il ne me reste plus qu’à intégrer ce texte à la maquette.

 

 

2. Le contact avec l’imprimeur 🖨

 

Il m’a fallu trouver un imprimeur de qualité, proposant un tarif abordable et qui fabrique des magazines (car ils ne le font pas tous). J’ai pris les informations autour de moi,

je me suis renseignée auprès d’autres graphistes et collectifs créant des magazines, notamment ➡ MaGeek dont les magazines sont de très bonne qualité papier, et qui m’a recommandé l’imprimeur avec qui je travaille maintenant et dont je suis plutôt satisfaite.

 

L’enjeu de l’imprimeur est que le produit physique soit propre, bien découpé, avec les pages bien collées au dos.

 

Mon enjeu en tant que graphiste, est de respecter les contraintes techniques qu’il me soumet :

 

  • traiter correctement les couleurs pour que leur rendu soit bon. Les fichiers imprimés doivent être travaillés en CMJN (je vous explique ce que c’est dans ➡ ce mini-jeu , avec les solutions ➡ ici )
  • il faut respecter les marges, ne pas serrer le texte trop prêt des bords de pages pour éviter qu’au moment de la coupe, il y ait d’éventuels dégâts.
  • enfin, les machines étant calibrées différemment chez chaque imprimeur, d’autres paramètres sont expliqués dans un fichier d’instructions, fourni sur le site du technicien : présence de traits de coupe, fond perdu, sortie colorimétrique, résolution minimum acceptée…Pardon, c’est un peu technique ? Pour tout comprendre, faîtes des études de graphisme ! Eh oui, c’est tout un métier… 😉

 

 

3. Les droits d’auteur 🖋

 

Lorsque vous éditez un ouvrage destiné à la vente publique, il est préférable d’en assurer les droits d’auteur. Pour pouvoir le commercialiser dans les bons principes de la légalité, certes. Et surtout pour officialiser votre création, donc vous officialiser en tant que créateur, et de ce fait,

pouvoir en revendiquer l’appartenance en cas de vol de contenu.

 

  • Pour cela, il faut transmettre à la Bibliothèque Nationale de France (la BNF) un exemplaire de votre réalisation, qui vous attribuera un numéro ISSN pour la publication de périodiques (ce qui est mon cas), ou un numéro ISBN concernant les livres.
    Ce numéro, à mentionner sur le magazine, certifie que la collection est bien enregistrée parmi les ouvrages nationaux (je n’ai pas besoin de demander un ISSN pour chaque magazine, celui-ci est valable pour toutes les parutions « zeib magazine »), ce qui garantie au passage mes droits d’auteur. Pour obtenir un ISSN, il faut envoyer un exemplaire du premier magazine à la BNF. Ce qui explique pourquoi vous ne pouvez observer, sur la première parution, qu’une ligne « ISSN en cours d’attribution », ce qui est normal. C’est une fois certaine de sa bonne réception à la Bibliothèque, que j’ai ensuite posté les autres exemplaires à leurs acheteurs.

 

Je pense que celle-ci est la meilleure, mais il existe une autre méthode pour garantir la protection de son travail :

  • vous pouvez également envoyer vos réalisations à ➡ l’INPI , via une enveloppe Soleau. Il s’agit d’une enveloppe dans laquelle vous pouvez glisser 7 pages de création. Elle ne sera jamais ouverte, sauf en cas de conflit juridique entre vous et votre voleur de contenu :
c’est le nom de l’expéditeur et la date d’envoi qui feront preuve d’antériorité.

 

L’INPI se charge principalement de la protection juridique des logos, dépôts de brevets, mais elle peut ainsi également protéger vos droits d’auteur.

  • Il existe enfin une petite astuce qui reprend le principe de l’enveloppe Soleau, et que j’utilise personnellement : je m’envoie à moi-même un recommandé avec accusé de réception de mes magazines à chaque parution, et je n’ouvre jamais l’enveloppe !

 

 

4. Le planning 📆

 

D’après la page Ulule du projet, je me suis engagée à proposer un magazine trimestriel, sur une durée de un an. Ce qui nous amène à 4 magazines à réaliser.

 

J’essaie de cibler des périodes-clés espacées d’environ 4 mois pour chaque parution :

 

  • le premier numéro est sorti en septembre, période de la rentrée,
  • le second pourra être glissé sous les sapins de Noël en décembre,
  • le troisième arrive pour le printemps en mars,
  • le dernier paraîtra avant les grandes vacances scolaires, en juin.
Ces dates sont relativement stratégiques, car le magazine étant disponible en boutique, il pourra être acheté comme cadeau de Noël, comme lecture pour les vacances…

 

Il me faut donc anticiper la création, l’envoi en impression, de délai de réception et d’envoi avant les dates prévues. C’est le premier magazine qui m’a demandé, en toute logique, le plus de temps, puisqu’il m’a fallu faire toute la mise en place des étapes citées, ce qui a représenté 2 mois de travail. Pour le n°2, j’ai passé 1 mois à temps plein dessus. Je prévois de passer un mois également sur les prochains numéros.

 

Avant chaque édition, il faudra également que je prévois la communication pour l’annoncer, en vidéo et sur les réseaux sociaux.

 

Eh oui, même si beaucoup de choses ont été préparées avec la création du premier numéro,

il reste encore tant à faire à chaque parution !

 

 

Voici mon rapport pour ce qui est de l’élaboration du zeib-magazine.

Entre toute la mise en place que je vous ai partagé dans ➡ le premier article , et les étapes complémentaires à traiter entre le n°1 et le n°2, je pense qu’à présent je n’ai plus qu’à suivre les rails pour les numéros suivants !

Si vous souhaitez d’autres informations complémentaires ou aimeriez que j’aborde des aspects que je n’ai pas mentionné, n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire. Et si vous le souhaitez, je pourrai rédiger un compte-rendu final de cette expérience qu’est l’édition d’un magazine…

 

…après la parution du dernier, soit en juin 2019 😉 !

 

 

➡ Pour se procurer le zeib magazine :

utip - Créer un magazine en auto-édition | Le zeib-magazine, la suite !

 

Le zeib-magazine n°2 vient d'arriver !

Le zeib-magazine n°2 vient d’arriver !

 

 

 

 

 

2 comments on “Créer un magazine en auto-édition | Le zeib-magazine, la suite !
  1. Fouriau Coralie dit :

    Salut. Je le trouve très propre ton magazine. Quand on là dans les mains, on n’a pas envie de l’abîmer. Ça serait vraiment dommage sinon.

    Toujours protéger son oeuvre avant de diffuser, toujours ! Ce serait vraiment horrible de se faire piquer sa création. C’est ce que j’ai fait et c’est ce que je continuerai à faire. Certains n’hésiterait pas à s’attirer la gloire d’une autre.

    « je m’envoie à moi-même un recommandé avec accusé de réception » je ne suis pas certaine que ce soit encore valable Zeib. Il me semble que ma prof d’Eco-Droit m’avait dit que ce n’était plus recevable lors d’un jugement. Mais bon, j’espère me tromper mais méfie-toi quand même. Moi j’ai fait un copyright.

    Je vois que c’est un travail conséquent. Je m’en doutais un peu mais tu le confirmes. Un compte-rendu serait intéressant à lire en effet. Bonne journée. 🙂

    • zeib dit :

      Hey, merci 🙂 ! Ah bon ce n’est plus valable le recommandé envoyé à soi-même ? Fichtrouille, j’en parlai il y a encore quelques mois avec une amie qui travaille dans le dépôt de brevets qui m’a dit que c’étaut ok…Après, je pense qu, dans l’idée, il faut pouvoir apporter un ensemble d’éléments qui prouvent que l’ouvrage est ta création. Le recommandé + le dépôt à la BNF + la possession des fichiers-sources, ça fait déjà pas mal de preuves qui additionnées, montrent bien ce qu’elles doivent démontrer ;).

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