Freelance, que faire quand on n’a pas de clients ?

Votre activité de freelance connaît une période creuse, les clients ne se bousculent pas et vous commencez à douter de vos compétences. Faut-il rester là, à se morfondre ? Bien sûr que non !

Cet article est là pour vous rassurer en cette période de déconfinement,
et repartir du bon pied.

Je risque ici de m’adresser davantage aux « jeunes entrepreneurs », c’est-à-dire ceux qui se sont lancés il y a quelques mois voire quelques années, qui n’ont pas de fonds de réserve, qui se sentent surpris et démunis du fait de ne pas ou ne plus avoir de clients. Pour les entrepreneurs plus expérimentés, je m’inquiète moins !

Nous le savons, les revenus d’un freelance sont inconstants ; parfois le succès peut être au rendez-vous, d’autres fois, niveau commandes, c’est le calme plat. Il faut donc bien avoir ce paramètre en tête quand on se met à son compte, c’est un facteur de stress qu’il faut apprendre à gérer ! Si vous êtes un jeune entrepreneur et qu’au bout de deux mois les clients ne viennent toujours pas, relaxez-vous, peut-être que c’est « normal » : il faut laisser le temps à votre activité de se mettre en place. Bref, avant de se plonger dans le sujet, n’hésitez pas à évaluer votre degré d’anxiété face à la situation que vous traversez ; votre angoisse est-elle réaliste, justifiée ? Êtes-vous sévère avec vous-même ? Trop impatient que le cash coule à flot ?

1.Évaluation de la situation

Dans un premier temps, évaluons la gravité de la situation. Cet arrêt d’activité a-t-il un impact fort sur votre vie ? Est-ce que le paiement de vos factures, de vos charges et une bonne partie de votre logistique vitale repose sur votre activité de freelance ?
Si oui, la période est donc bien difficile…

Mais si le radeau coule, pourquoi ne pas changer d’embarcation le temps des réparations ?

Même en étant vraiment certain de son coup, je pense qu’il est toujours plus sage de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier,

et multiplier les activités rémunératrices.

Plusieurs entrepreneurs font cela à leurs débuts : ils lancent leur entreprise, tout en ayant une activité salariée en parallèle. Cela permet d’assurer une stabilité financière rassurante. D’autres en revanche, hyper investis dans leur projet, foncent tête baissée en partant du principe que c’est soit tout, soit rien ! C’est davantage à ceux-ci que je m’adresse ;

être sûr de votre projet ne garantit pas sa réussite, il y a beaucoup de paramètres externes et non dépendants de votre volonté qui jouent sur la balance.
Donc, si cela fait quelques mois voire années que vous êtes embarqués dans une affaire qui ne prend pas, cela ne veut pas dire que votre projet est mauvais. Cela veut juste dire qu’il y a un petit quelque chose qui manque, un aspect qui a été mal (ou pas) travaillé.

Prendre une autre activité en parallèle, pourquoi pas un mi-temps, vous permettra de vous reprendre un peu financièrement, tout en vous autorisant à prendre du recul.

Ne considérez pas cela comme un échec !

Une fois que votre projet sera à nouveau « correctement recalibré », vous pourrez à nouveau vous y replonger à temps-plein.

Bien, maintenant que les factures sont payables et que vous vous sentez un peu moins dans le caca financièrement, ok c’est super, mais vous n’avez pas l’intention de rester dans un mi-temps alimentaire toute votre vie, au risque de délaisser votre activité de freelance. Il faut donc ne pas être passif, et profiter de l’autre moitié du temps où vous n’êtes pas salarié, pour réfléchir à comment rebondir !

2. Le travail de fond


Vous disposez de temps pour vous poser des questions pertinentes à propos de votre activité. En voici quelques unes que je vous propose d’aborder frontalement :

  • pourquoi, selon moi, je n’ai pas de clients ? Est-ce que je sais chercher des clients ? Est-ce que je sais attirer des clients ? Est-ce je sais où et comment trouver des clients ?
  • suis-je « entrepreneurialement visible » ? Est-ce que j’existe en temps qu’entreprise ?
  • Y a-t-il autre chose qui pourrait me bloquer ?

Nous allons nous servir de ces tirets pour développer respectivement quelques aspects importants :

  1. la formation
  2. la communication et la visibilité
  3. l’introspection

Profitez de votre demi-temps libre pour perfectionner ceci, car il est fort possible que si votre activité ne prend pas, c’est parce qu’il y a une faille dans les aspects que je viens d’évoquer. C’est en lisant la suite que vous prendrez conscience de ce qui vous concerne personnellement !

1. La formation

Depuis petits, nous sommes formés à l’école pour exécuter le métier salarié que nous ferons plus tard. Oui, j’ai bien précisé « le métier salarié », car on nous demande d’apprendre des compétences, et le reste sera pris en charge par l’entreprise : à la fin du mois, un salaire constant tombe, la fiche de paie en détaille la répartition et point barre.


Mais un freelance, au-delà de ses compétences, doit savoir comment gérer la baraque !

Comment gérer administrativement, juridiquement, logistiquement son entreprise, comment la faire connaître, comment communiquer…

Savez-vous faire tout ceci ?

Ce n’est pas une honte de répondre « non », comme je vous le disais, nous n’avons pas été formés à cela durant le cursus scolaire. Il ne faut pas vous sentir abandonné : si comme moi vous êtes en micro-entreprise, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de votre département propose tout un tas de formations pour travailler sur vos lacunes d’entrepreneur ! Cela représente un budget, mais sachez que la première est normalement gratuite. En maintenant le contact avec votre CMA, ceux-ci peuvent vous communiquer des évènements gratuits ou peu coûteux, qui seront une grande source de renseignements. C’est ainsi que personnellement, pendant la période de confinement où mes clients me sollicitaient moins, j’ai pris le temps de suivre des webinaires fort instructifs !


Vous pouvez également chercher des formations sur le net, attention cependant aux vendeurs de rêves…Il y a une bonne quantité de contenus intéressants que l’on peut trouver en ligne gratuitement, et pour ce faire, n’hésitez pas à taper simplement votre problématique sur Google, en formulant concrètement l’aspect qui semble pêcher chez vous : « comment faire un site internet attractif », « comment avoir confiance en soi lors d’un contact avec un potentiel client », « comment améliorer le SEO de mon site »…Ce peut être aussi plus spécifique à votre activité, il n’est jamais trop tard pour aquérir d’autres compétences qui vous semblent importantes : « comment réaliser une introduction animée », « comment faire un photomontage »…

Empara, une plateforme d’e-learning pour photographes, propose également des webinaires parfois gratuits sur les problématiques du freelance.


Je ne sais pas si il est nécessaire de le préciser, mais en cas de sentiment d’une lacune dans vos connaissances techniques dans votre domaine, vous pouvez profiter de cette période creuse pour développer vos compétences. Pour ce faire, n’hésitez pas à lancer des challenges (pourquoi pas des concours), des projets personnels (et si je créais mon propre jeu vidéo ?), ou encore à suivre des tutoriels en ligne pour vous entraîner.

1. La communication


Le paragraphe précédent amenant à ce sujet, comme vous vous en doutez, la communication à propos de votre activité est importante, car cela permet de savoir que votre entreprise existe, ce qu’elle propose comme prestations, quand et comment elle est accessible…N’hésitez pas à vous comparer avec vos concurrents, quelles informations apparaissent sur le web les concernant ? Avez-vous pensé à notifier ces mêmes informations vous concernant ? Vous pouvez noter différents points, en vous posant en même temps les questions :
Où ? Comment ? à quelle fréquence ?

Coordonnées de mes concurrents : adresse postale, téléphone, mail
Présentées où ? : Sur la page « contact » de site web, fiche Google Mybusiness, page facebook
Comment ? Énumération d’informations
A quelle fréquence ? Info permanente

Mes concurrents se présentent sous l’activité de : graphiste illustrateur
Présentées où ? Sur son site web page « qui suis-je ? », sur facebook, instagram
Comment ? Par un texte court
A quelle fréquence ? Permanent sur site, posts hebdomadaires sur les R.S

Les prestations de mes concurrents : graphisme print, illustrations print et web, webdesign
Présentées où ? Sur son site web page « prestations »
Comment ? Images de réalisations postées sur les R.S, portfolio sur site web
A quelle fréquence ? Posts de créations tous les 2 jours sur les R.S, permanent sur site web

Il est possible que vos informations soient déjà indiquées, mais pas aux bons endroits pour les potentiels clients qui recherchent un freelance de votre type…Il est possible qu’il y ait confusion quelque part, qu’on ne soit pas sûr de votre activité, qu’on ne sache pas où vous joindre…Il y a des informations qu’il faut laisser constantes à certains endroits, et d’autres qu’il faut répéter, sur son blog ou sur ses réseaux sociaux. A vous d’observer comment procèdent les autres…ou encore une fois, à vous former !

Et donc, à profiter de votre période de temps mort, pour correctement mettre à jour tout ceci.

3. L’introspection


Vous avez le sentiment d’avoir fait le tour des lacunes de votre activité, d’y avoir travaillé, vous arrivez à faire la part des choses en considérant les circonstances extérieures qui font que les clients ne peuvent pas vous atteindre (par exemple, le confinement). Et pourtant la sauce ne prend toujours pas…

Zut, qu’est-ce qu’il manque, alors ?


Le métier de freelance demande de faire frontalement face à qui nous sommes, ce que nous voulons mettre en place et comment nous le faisons.

Plus on est objectif sur son travail, plus on peut ainsi mettre des choses en place, pour qu’elles évoluent. Y aurait-il quelque chose que vous éludez, un petit point noir auquel vous n’aimez pas penser du tout ? Peut-être que cela se fait inconsciemment. Auquel cas, n’hésitez pas à prendre l’avis d’autres personnes, pourquoi pas des professionnels du même domaine que vous, pour leur demander pourquoi chez eux ça va, et chez vous non ? Attention cependant, un concurrent ne vous veut pas toujours du bien hélas.

J’en parle dans cet article :

▶ affronter les critiques négatives

Cependant, si vous trouvez bienveillance, ils sont les retours les plus objectifs et constructifs ! Tandis que vos proches vous diront toujours soit que c’est super, soit critiqueront mais sur base d’une opinion personnelle, sans rien connaître des enjeux d’un freelance ou de votre domaine de compétence.
Peut-être considérez-vous avoir des défauts qui vous contrarient dans votre quête de clients, qui vous semblent difficiles à assumer ? Timidité, stress, peur du manque de compétences, peur de la critique négative…C’est vrai que l’on présente souvent l’entrepreneur comme « quelqu’un qui y va », un fonceur qui n’a pas froid aux yeux.

Et bien, sachez qu’il s’agit de ce que l’on appelle une caricature, et qu’ils sont loin d’être tous comme ça 😉 .

Si les méthodes « rentre-dedans » ne vous correspondent pas, inutile de forcer, cela va vous dégouter de votre activité plus qu’autre chose ! Vous n’êtes pas obligé « d’affronter » les clients en face à face et de négocier sec, si vous possédez une boutique en ligne bien référencée, par exemple. Peut-être qu’au contraire, la communication web vous horripile et vous, votre truc, c’est le contact humain. Et bien soit ! Ne forcez pas dans la création d’un site web qui sera tout moche et peu fonctionnel, privilégiez ce qui vous correspond : présentez-vous à des salons, forums, marchés…
Bref, je ne vais pas trop m’étaler en exemples, mais je vous conseille de ne pas forcer les méthodes avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise et qui vous « font mal ».

En revanche, travailler vos points forts vous permettra d’avoir une image et une communication assumée.


Peut-être y a-t-il des méthodes qui vous intéressent, pour lesquelles vous êtes prêts à vous investir, mais vous n’osez pas les développer car vous les maîtrisez mal ? Hop, formation ! 🙂
Peut-être que le « trouble » est plus profond encore : syndrome de l’imposteur, peur de la réussite, auto-dévaluation…Cela aura forcément des répercussions sur votre activité. N’étant pas psychologue il serait malvenu de ma part d’y apporter commentaire, néanmoins vous pouvez toujours vous interroger sur vous-même, vous demander si vous n’êtes pas sujet à ce type de blocage…

Être freelance demande une bonne dose de connaissances au-delà du technique, une forte capacité à changer son fusil d’épaule et à se remettre en question.

En savez-vous suffisamment pour gérer ce statut ? Êtes-vous franc avec vous-même ? Et surtout, voulez-vous vraiment que votre situation change ?

Dans tous les cas, rien n’est perdu, rien n’est inaccessible, et tout s’apprend et s’améliore pour qui le veut vraiment 🙂.

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