Pourquoi les métiers graphiques ne mourront pas de si tôt – la suite !

 

 

Pourquoi les métiers graphiques ne mourront pas de si tôt

La suite de l’article !

 

 

 

➡ Voir la première partie de l’article 

 

 

 

Dans mon article de la semaine dernière, j’expliquais que, selon moi,

les métiers graphiques existeront tant que l’on portera beaucoup, si ce n’est davantage, d’intérêt à la forme qu’au fond.

Je vois également une autre raison qui assure la pérennité de cette activité :

il n’y a pas d’automatisation possible.

Les machines n’ont pas encore été suffisamment développées pour avoir une réelle sensibilité créative. 🌱

 

 

A l’heure actuelle, nous constatons ou pouvons anticiper la disparition de certains métiers. Ceci, pour plusieurs raison : l’automatisation, la délocalisation, la fin d’un besoin…Certaines statistiques prédisent même, à l’avenir, la fin de métiers dans le monde occidental, pourtant bien existants là tout de suite ; de même que les métiers d’usine et le travail à la chaîne, qui sont progressivement voire totalement remplacés par des machines, la plupart des fonctions de bureaux pourraient être gérées via des logiciels spécialisés.

 

Cette fin tragique n’est pas à prévoir pour les métiers graphiques !

Car en effet, à l’heure actuelle, les programmes informatiques ne savent pas encore créer.
Du moins ils n’ont pas cette fibre sensible propre à l’Homme.

Là où plusieurs travaux ont été remplacés par des programmes automatisés, où l’homme n’est que partiellement nécessaire pour la maintenance, le graphisme a déjà connu une évolution informatique. Mais la machine n’a pas remplacé l’homme ; elle en reste l’outil. 💻

 

Vous pourriez cependant me dire que certes, nous aurons toujours besoin de « cerveaux humains » pour s’adresser à la sensibilité humaine et produire des créations qui nous parlent, mais cela ne préserve en rien la délocalisation de ces métiers. Je vous ai en effet précédemment cité cette possibilité comme élément de suppression d’un métier, au sein d’une société. Et il se trouve qu’un graphiste n’a déjà, à l’heure actuelle, pas besoin d’être présent dans des locaux précis, à côté d’une équipe.

Le télétravail permet des possibilités qui n’imposent plus ou peu une présence physique indispensable, et les réunions ou discussions de groupe peuvent tout à fait être solutionnées par les possibilités de conf-call et grâce aux outils informatiques existants.

Ce qui veut bel et bien dire que notre graphiste pourrait tout aussi bien être parisien, travaillant pour une entreprise parisienne, de chez lui, qu’indien chez lui travaillant pour une agence new-yorkaise !

Et c’est là que certains pourraient avoir peur de la situation de délocalisation classique : notre indien, à compétences égales avec le parisien, pourra travailler pour un salaire moins élevé.

Et bien, certes, pour ce qui est des compétences.

 

Mais saura-t-il s’adapter culturellement aux standards français ?

En effet, l’esthétique est loin d’être la même d’une nation à l’autre !

 

C’est pourquoi dans la création destinée à une population précise, il me semble indispensable d’avoir un graphiste adapté au marché ciblé. 📈

 

 

Ce constat est assez optimiste, et cependant, les plus taquins diront :

« ah bah si c’est si facile, arrêtons tous nos métiers obsolètes et devenons tous graphistes ! »

…Et pourquoi pas ?

 

D’un point de vue personnel, je pense que chacun peut créer et apporter sa touche. Absolument tout le monde, selon moi, qui travaille un temps soit peu son potentiel graphique, pourrait tout à fait être amené à dessiner, illustrer, designer un projet !

 

➡ 5 asctuces pour trouver son style graphique et développer sa créativité 🖍

 

 

Cependant, comme je le développe aussi dans mon article

➡ 5 conseils pour devenir graphiste,

 

encore faut-il avoir la fibre créative, et l’intérêt du métier, évidemment. Cette catégorie de métiers n’est pas particulièrement facile, ni accessible à tous…Et un aspect important de la profession reste de savoir se vendre, et aussi de s’adapter aux demandes du client ! Et non pas imposer sa vision graphique personnelle, ce qui transiterait alors vers la démarche artistique.

 

A dire vrai, je pense que

tous les types de métier faisant appel à l’inventivité, l’imaginaire, la création pas nécessairement graphique, ont encore un bel avenir.

 

Et de plus, nous avons tous ces potentiels en nous, chacun à notre dose et à notre manière.

La démocratisation possible des métiers créatifs n’est pas un mal selon moi ; je n’entrevois pas un avenir de compétition entre les différents professionnels.

Au contraire, je pense que chacun pourra se compléter, influer ou se rendre utile 🙂 .

 

 

 

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