NEGOCIATOR | Mission n°1 : Sais-tu mener un projet avec un client ?

 

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NEGOCIATOR

le programme de simulation
d’une tranche de vie d’un graphiste !

 

 

 

Negociator - Mener un projet avec un client - mission n°1

Negociator – mission n°1. On n’est pas là pour rigoler.

 

 

Dans cette première édition,

tu incarnes un freelance, qui doit mener à bien un projet avec un client.

Car oui, la mission du graphiste ne se limite pas à prendre une commande, l’exécuter puis être payé…c’est plus subtile, mon jeune ami.

 

Ce jeu se déroule à la manière d’un livre dont on est le héros : tu as juste à lire le premier paragraphe, puis, en fonction de l’action que tu souhaites effectuer, te rendre au paragraphe qui te sera indiqué. Pas le droit de faire des retours en arrière quand cela t’arrange ! Sinon, ça sera trop facile !

Au cours de l’expérience, tu vas acquérir des objets. Ils peuvent se ressembler mais sont bels et bien différents, et se cumulent. Afin de ne pas être amené à tricher, il s’agira de mots-clé qui orienteront ton destin à travers cette mission. Note-les bien !

Attention de ne pas confondre paragraphe et chapitre.

 

Allez, à présent, va.
Sois vaillant, et que la force soit avec toi.

 

 

 

Chapitre 1

 

1. Aujourd’hui, tu n’es pas surchargé de travail. Alors que tu fais tranquillement une petite veille des tendances graphiques actuelles, tu reçois un mail. Il s’agit visiblement du directeur d’une start-up, de son petit nom monsieur Bouton. Sans s’étendre, il te demande dans ce message, en deux-trois phrases, si tu es disponible pour réaliser une création graphique, et quels sont tes tarifs.
– Tu réponds oui et lui envoie ton taux horaire : va au paragraphe 5.
– Tu lui demandes davantage d’informations sur son projet avant de discuter tarification : va au paragraphe 7.

 

2. Ton téléphone vibre et affiche un numéro inconnu. Tu décroches. Tiens, c’est monsieur Bouton ! Il dit qu’il est intéressé par tes services et voudrait te parler de la création d’une vidéo promotionnelle pour promouvoir son agence.
– tu lui proposes un entretien téléphonique, immédiat ou reporté, pour discuter plus en profondeur du projet : va au paragraphe 4.
– tu lui dis que tu vas d’abord faire un devis à signer avant de démarrer le projet : va au paragraphe 3.
– tu dis que tu es ok aussi et lui demande comment procéder pour la suite des évènements : va au paragraphe 6.

 

3. « Entendu », te répond-il. « J’attends donc votre devis rapidement pour nous lancer dans la suite des évènements. » Vous raccrochez après que tu lui ais promis de l’envoyer le lendemain, après avoir pris le temps d’étudier la demande.
Va au chapitre 2.

 

4. « Monsieur Bouton, avez-vous quelques minutes pour que je puisse vous poser des questions précises ? Ainsi la création aura plus de chances de correspondre à vos attentes ! » Il accepte évidemment, et te parle plus en détail de son projet. Une entente cordiale s’instaure entre vous. Il t’explique ses enjeux marketing, les valeurs fortes de l’entreprise, et les détails de sa charte graphique. Et toi, tu lui détailles tes méthodes de travail, tu précises les conditions qui permettent que l’échange se déroule au mieux.
Tu gagnes « du pain de mie ».
Reviens au paragraphe 2.

 

5. Tu réponds rapidement, en quelques phrases simples également, qu’en effet tu es disponible, et précise ton taux horaire.
Va au paragraphe 2.

 

6. « Bien entendu monsieur Bouton. Comment souhaitez-vous procéder pour travailler sur ce projet ? » Il y eut un petit temps de réflexion, puis le directeur te répond qu’il va t’envoyer les informations par mail dans la foulée après la discussion téléphonique. Chouette, tu as un client et va pouvoir t’y mettre !
Va au chapitre 2.

 

7. Tu réponds au mail, en expliquant que tu aimerais bien cerner le projet afin de tarifier plus précisément la prestation. Tu reçois une réponse peu de temps après où monsieur Bouton te résume l’activité de son entreprise, qu’il aimerait travailler sur une vidéo commerciale en motion design d’environ 3 minutes.
Tu gagnes « une brioche ».
Va au paragraphe 2.

 

 

 

Chapitre 2

 

1. Nous sommes le lendemain matin, tu es prêt à t’y mettre. Monsieur Bouton t’a envoyé quelques mails avec les éléments nécessaires pour travailler, plus qu’à t’y mettre !
– Eh bien allez, au boulot ! Tu commences à travailler. Va au paragraphe 7.
– Avant toute chose, tu lui envoies un devis. Va au paragraphe 4.

 

2. Le soleil se couche. Tu as travaillé activement, a terminé la création, et l’envoie à monsieur Bouton. Tu as bien mérité un peu de repos en attendant sa réponse, et passe une soirée calme devant ton jeu-vidéo préféré.
Va au chapitre 3.

 

3. « Je comprends votre urgence, monsieur Bouton. Mais je préfère m’assurer que nous partons bien en accord avant de commencer le travail, j’ai donc besoin que vous me renvoyiez le devis signé, avant toute chose. » Il y eut un petit temps de réflexion, puis le directeur te répond « Hum, oui, c’est bien normal. Entendu, je fais cela. » Il raccroche. Tu entends ton ventre gargouiller. Aaah, décidément, tu as grand faim.
– si tu possèdes du pain d’une quelconque variété, va au paragraphe 10.
– si tu possèdes plusieurs pains de différentes variétés, va au paragraphe 9.
– si tu n’as pas spécialement obtenu de pain depuis la veille, va au paragraphe 8.

 

4. Tu as établi un devis selon les éléments dont tu disposais. Hop, c’est fait, tu l’envoies maintenant au client. Et comme tu as un petit creux, tu envisages de grignoter quelque chose pour le petit déjeuner.
– si tu possèdes du pain d’une quelconque variété, va au paragraphe 6.
– si tu n’as pas spécialement obtenu de pain depuis la veille, va au paragraphe 8.

 

5. « Je comprends tout à fait monsieur. Ne vous en faîtes pas, je suis déjà à la tâche ! » Ravi, le client te remercie vivement et raccroche. Les heures passent et tu avances bien, encouragé par un mail de remerciement de monsieur Bouton reçu dans la journée, qui est ravi de pouvoir te faire confiance. Vous partez en bons termes, c’est super !
Tu gagnes « une bouteille d’eau ».
Va au paragraphe 2.

 

6. En mâchouillant de bonnes tartines de confiture, tu envoies ton devis. Espérons que ce potentiel client soit réactif ! En attendant la réponse, tu commences à étudier un peu les éléments dont tu disposes.
Va au paragraphe 7.

 

7. Le client appelle dans l’après-midi. Après un échange de bon aloi, il te dit qu’il est quand même plutôt pressé et qu’il veut lancer la conception du projet rapidement.
– Tu précises qu’il faut d’abord que lui signe le devis, pour que tu puisses commencer à travailler : va au paragraphe 3.
– Devis signé ou pas, tu comprends l’urgence de la situation et assure que tu es déjà en cours de production : va au paragraphe 5.

 

8. Le ventre vide mais pressé de faire les choses, tu as envoyé ton devis au client. Mais les heures, et même les jours passent et aucune réponse, malgré les relances par mail. Monsieur Bouton ne semble pas décidé à te le renvoyer signé. Peut-être que tu ne disposais pas de suffisamment d’infos pour établir un devis cohérent et précis…
Tu n’as pas réussi à concrétiser cette commande avec un potentiel client. Dommage ! Game Over.

 

9. Alors que tu savoures de bonnes tartines, tu reçois par mail le devis signé. Chouette, tu as un nouveau client et va pouvoir t’y mettre !
Tu gagnes « un feutre noir ».
Va au paragraphe 2.

 

10. Alors que tu savoures de bonnes tartines, tu reçois par mail le devis signé. Chouette, tu as un nouveau client et va pouvoir t’y mettre !
Tu gagnes « un pot à stylos ».
Va au paragraphe 2.

 

 

Chapitre 3

 

1. Le lendemain, le client te rappelle. « Merci beaucoup pour votre animation », te dit-il d’une voix enjouée. « J’aime vraiment bien ce que vous avez fait. J’aimerais simplement quelques modifications. Peut-on en discuter ? »
– Tu prends les informations et retravaille la création : va au paragraphe 9.
– Tu prends les informations, raccroche et renvoie un devis : va au paragraphe 6.

 

2. Monsieur Bouton se permet un grognement peu aimable.  » Vous ne m’aviez pas précisé que les aller-retours créatifs n’étaient pas inclus dans votre devis ! Visiblement nous n’avons pas suffisamment échangé ensemble pour correctement cerné nos attentes l’un vis-à-vis de l’autre « , répond-il, contrarié. La discussion finit cependant cordialement. Tu raccroches. Et suite à cela, monsieur Bouton ne te donnera plus de nouvelles sur ton travail. Tu toucheras un chèque peu de temps après correspondant au montant du premier devis. Le seconde, en revanche, n’aura jamais été signé. Tu as terminé cette commande, bravo ! Mais il n’y a visiblement pas eu suffisamment d’échanges avec ce client pour qu’il te passe à nouveau commande un jour…Fin.

 

3. Suite à l’accord convenu avec le client, tu as retravaillé la création, et lui renvoie.
– Si tu possèdes un feutre noir, va au paragraphe 5.
– Si tu possèdes une bouteille d’eau, va au paragraphe 11.

 

4.  » Monsieur Bouton, nous avons discuté de ce point lors de notre entretien oral. Je vous ai expliqué mes méthodes de travail auxquelles vous avez adhéré, où je précisais que tout aller-retour entraînait refacturation. « , rappelles-tu avec professionnalisme.  » En effet, vous m’aviez évoqué ce point. Excusez-moi, ce projet me stresse donc j’ai réagis un peu vivement ! je vous renvoie donc le nouveau devis signé rapidement.  »
Va au paragraphe 3.

 

5. Le devis a été bien établi et discuté ensemble, et prévoyait un nombre d’aller-retours précis. Donc tu te tiens à ce qui a été convenu et c’est normal, lors d’un processus créatif, qu’il y ait quelques retravaux. Le client t’a par ailleurs fait un retour très précis de ce qu’il attendait, afin de ne plus s’étendre davantage. Tu finalises le travail, et normalement, tout est ok maintenant !
Va au paragraphe 10.

 

6. Bon, tu t’y attendais, peu de temps plus tard le client rappelle, un peu bougon :  » pourquoi me faîtes-vous payer un supplément ? » « Si il y a retravail il y a refacturation, monsieur « , réponds-tu sur le ton de l’évidence !
– si tu possèdes un feutre noir, va au paragraphe 4.
– si tu possèdes un pot à stylos, va au paragraphe 8.
– si tu ne possèdes aucun de ces objets, va au paragraphe 2.

 

7. Au bout d’un nombre incalculable d’aller-retours et plusieurs jours de travail où tu donnes le meilleur de toi-même, les demandes de monsieur Bouton n’en finissent jamais. Il ne semble jamais satisfait, il trouve toujours à redire sur de tous petits détails. Après un énième mail pour des modifications, tu l’appelles pour dire que ça suffit.  » Allons, ne vous inquiétez pas « , te répond-il, » le projet touche le bout ! C’est la dernière ligne droite, je vous assure !  »
– Tu réponds d’accord, tu retravailles une dernière fois mais pas plus : va au paragraphe 12.
– Tu dis que cela suffit et tu souhaites à présent être payé : va au paragraphe 13.

 

8. Monsieur Bouton se permet un grognement peu aimable.  » Vous ne m’aviez pas précisé que les aller-retours créatifs n’étaient pas inclus dans votre devis ! Visiblement nous n’avons pas suffisamment échangé ensemble pour correctement cerné nos attentes l’un vis-à-vis de l’autre « , répond-il, contrarié. La discussion finit cependant cordialement. Tu raccroches. Et suite à cela, monsieur Bouton ne te donnera plus de nouvelles sur ton travail. Tu toucheras un chèque peu de temps après correspondant au montant du premier devis. Le seconde, en revanche, n’aura jamais été signé. Tu as terminé cette commande, bravo ! Mais il n’y a visiblement pas eu suffisamment d’échanges avec ce client pour qu’il te passe à nouveau commande un jour…Fin.

 

9. Tu retravailles la création, puis la renvoie au client. C’est normal, les aller-retours font partie du boulot. Quelques heures plus tard, monsieur Bouton te fait un retour par mail avec encore quelques modifications à faire.
– Tu as déjà retravaillé la créa une fois, ça suffit ! Tu réponds que tu n’appliqueras pas les modifications, à moins d’une surfacturation : va au paragraphe 6.
– Bien qu’un peu fatigué de tout le temps reprendre la créa, tu t’y remets, embarqué par le projet : va au paragraphe 3.

 

10. Réponse par mail de monsieur Bouton, quelques heures plus tard : il est totalement satisfait. Tu toucheras un chèque peu de temps après correspondant au montant de ton devis. Avec un petit mot de remerciement, mentionnant qu’il n’hésiterait pas à faire à nouveau appel à tes services. Tu as gagné un beau chèque et un nouveau client, et tu as réussi cette mission ! Félicitations ! Fin.

 

11. Retravail, renvoi. Réponse, réclamations…encore. Tu reprends sans cesse ta réalisation et es épuisé, tu ne sais plus vraiment quand les aller-retours vont s’arrêter.
Va au paragraphe 7.

 

12.  » Bon, encore une dernière correction, et après, nous considérerons que la créa est terminée. J’estime m’être suffisamment investi ! « . Monsieur Bouton, compréhensif, te promet qu’il ne t’embêtera plus longtemps avec cela et te remercie encore pour tout le travail déjà accompli. Tu raccroches…puis retravailles et retravailles ta créa, encore et encore, exténué. Jusqu’au jour où…plus aucun retour. Plus aucune manifestation de sa part non plus. Tu as beau essayer de l’appeler, le contacter,…rien. Tu envoies un mail pour lui dire que tu espères qu’il est satisfait, mais que tu espères être payé maintenant, en précisant la somme attendue…Aucune réponse, évidemment. Tu admets alors avec difficulté que tu as travaillé gratuitement pour quelqu’un, et comme aucun contrat n’a été établi, tu ne possède aucun recourt pour faire réclamation ! Fin.

 

13.  » Non, j’estime m’être suffisamment investi, à présent je souhaite être payé ! « . Il y eut un petit silence de gène, puis monsieur Bouton te répond, compréhensif, qu’il ne te sollicitera plus et te remercie encore pour tout le travail déjà accompli. Tu raccroches. Suite à cela, en effet, il ne t’as plus relancé pour retravailler la création. A vrai dire, plus aucune manifestation de sa part, même pour ce qui est de la question du paiement. Tu as beau essayer de l’appeler, le contacter,…rien. Tu envoies un mail de relance, en précisant la somme attendue…Aucune réponse, évidemment. Tu admets alors avec difficulté que tu as travaillé gratuitement pour quelqu’un, et comme aucun contrat n’a été établi, tu ne possède aucun recourt pour faire réclamation ! Fin.

 

 

💡 Quelques tips pour trouver la happy end ?

 

  •  Plus il y a d’échanges avec le client, mieux tu sauras cerner le projet et satisfaire efficacement ses attentes.
  • Ce client n’est pas ton ami ! Une collaboration professionnelle est régie par un contrat accepté par l’un et par l’autre. Un simple échange oral n’engage en rien les 2 parties…
  • Ne te laisse pas marcher sur les pieds ! Ce client te passe commande, mais n’est en aucun cas ton supérieur.

 

 

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