Quel est ton niveau de compétence en graphisme ? RÉPONSES EXPLIQUÉES

 

 

 

La semaine dernière était proposé un petit quizz, pour déterminer ton niveau de compétence.

 

Alors, es-tu un pro, un connaisseur…ou un noob ?

Souhaites-tu davantage d’explications sur les bonnes réponses ?

 

Je t’invite à reprendre, dans un autre onglet, le quizz, que tu trouveras

➡ ici

 

Et reprenons tout cela point par point 🙂 !

 

 

 

 

1. Qu’est-ce que le RVB ?

✅ Les initiales des couleurs qui permettent de recréer toutes les autres, pour visionnage à l’écran.

Il y a deux manières de traiter les teintes lorsque l’on travaille une création graphique : le RVB (Rouge Vert Bleu) : le mélange de ces trois couleurs, parlerait-on même de ces trois types de lumières puisqu’un écran est un ensemble de pixels illuminés, recrée toute la palette de teintes visibles à l’écran. Attention car ces couleurs peuvent avoir un rendu différents si l’on souhaite imprimer la création graphique. Eh oui, une fois sur papier, nous avons affaire à des informations encrées, non plus des signaux lumineux. A ce moment, la création doit être travaillée en couleurs CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir). De même, le mélange de ces quatre couleurs constitue toute la gamme de couleurs imprimables.

Enfin, tout ceci, c’est du technique. Wikipedia t’expliquera tout ceci certainement bien mieux que moi 😉 .

 

 

 

2. A quoi sert un book ?

✅ C’est un regroupement de nos réalisations, en vue de les exposer au regard extérieur.

Le book sert, lors d’entretiens professionnels, à démontrer son savoir-faire. Il peut également s’agir d’un site web, d’un pdf, d’une page à notre nom sur une plateforme de partage, regroupant nos meilleures réalisations. Le book doit être agréable à consulter pour un regard externe.

 

 

 

3. Il vaut mieux avoir un book…

✅…avec peu d’éléments, mais que ceux-ci soient pertinents et bien choisis.

Tout comme la carte d’un bon restaurant, il est préférable qu’elle propose peu de menus, mais que ceux-ci soient parfaitement cuisinés avec des ingrédients rares, frais et délicieux…plutôt qu’une multitude de choix dans lesquels on se perdrait, où les ingrédients sont bas de gamme, le plat surgelé…bref, peu qualitatif.

« Less is more », comme disait je ne sais plus qui.

 

Si tu prépares un entretien, libre à toi d’adapter ton book en fonction de la situation. Car en effet, tous les professionnels n’ont pas les mêmes attentes. Il vaut ainsi mieux le modifier selon les missions proposées par le client ou l’employeur qui t’aura contacté.

 

 

 

4. Dans les logiciels de graphisme, qu’est-ce qu’un calque ?

✅ Une couche à la base transparente, sur laquelle on crée ou importe l’élément graphique voulu.

On peut ainsi superposer autant de calques que voulu pour réaliser sa création, les dupliquer, les modifier indépendamment…L’avantage est qu’en ne fusionnant pas tout le visuel, on peut retravailler des éléments séparément sans que cela n’entraîne de complexités du type « oh zut, je crois bien que je suis obligé de tout refaire »…

 

 

 

5. Comment colorise-t-on une image sur Photoshop ?

✅ Il n’y a pas de méthode officielle, chacun fait à sa sauce et selon le rendu qu’il souhaite offrir.

Pendant longtemps je répondais « à l’aide de calques, de l’outil pinceau et/ou baguette magique, en jouant avec les modes de fusion ». Mais au final quand je vois les œuvres d’arts que certains arrivent à produire avec une tablette graphique, 2 brushs et le tout sur un unique calque, et ceci sans la moindre contrariété technique…je préfère à présent ouvrir mon discours à « il n’y a pas de méthode officielle ». Photoshop n’est pas non plus forcément LE meilleur outil pour la mise en couleur…Mais il est plutôt pas mal quand même, avouons-le 😉 .

 

 

 

6. Quel est le meilleur ordinateur pour un graphiste ?

✅ La machine dont le système d’exploitation nous convient pour travailler.

La suprématie du Mac chez les graphistes est une légende.

Et par ailleurs, en fonction de son secteur graphique, des logiciels tourneront mieux sur certains systèmes d’exploitation, voire ne seront développés que sur ces OS. Par exemple, dans le milieu du jeu vidéo, on n’utilise pas vraiment de Macs. Car les créations graphiques devant être importées dans des logiciels de programmation, qui ne sont développés que sur PC (enfin peut-être sur d’autres systèmes d’exploitation aussi, mais pas sur Mac, que je sache), autant assurer la compatibilité dès le début.
Et puis, lorsque l’on n’a pas de contrainte technique imposée par un travail d’équipe, autant choisir l’outil avec lequel on est le plus à l’aise !

 

 

 

7. Quel est le point commun entre Adobe et Autodesk ?

✅ Ce sont des suites de logiciels pensés pour la création graphique.

Bel et bien des suites, et non pas des logiciels !

La suite Adobe représente le développement de toute une série de logiciels assez connus : Photoshop, InDesign, After Effects…Autodesk en fait de même, avec des logiciels plus orientés vers la 3D : 3Ds Max, Maya, AutoCAD,…Ceux-ci sont soit complémentaires, soit plus optimisés pour les différents types de tâches graphiques. Par exemple, on peut tout autant mettre un texte en page sur Photoshop que sur Indesign. Mais Indesign est mieux pensé pour créer de la mise en page de texte, tandis que Photoshop interviendrait plutôt dans la retouche d’images. Ce qui rend sur ce dernier la tâche faisable mais fastidieuse. De même, 3Ds Max et AutoCAD sont des logiciels de 3D. L’un est utilisé pour les FX de films, l’autre par les architectes pour les simulations de constructions.

 

 

 

8. Les films d’animation Pixar sont réalisés…

✅…en 4D

Il y avait ici un petit piège !

On oublie trop souvent une dimension pourtant indispensable au processus d’animation : le temps ! Une simple image tirée d’un travail graphique réalisé sur la hauteur, largeur et profondeur serait de la 3D. Mais là, comme dans un film, on a le gigotage en plus…

 

 

 

9. Les raccourcis-clavier sont très utiles lorsqu’un graphiste travaille.

✅ Connaître simplement les 3 ou 4 raccourcis-claviers des actions qu’on effectue le plus souvent constitue le meilleur gain de temps.

C’est une bonne chose de connaître une multitude de raccourcis. Mais pour que cela soit efficace, il faudrait pouvoir les appliquer automatiquement, et prendre en compte qu’ils varient d’un logiciel à l’autre. Je préfère en connaître peu, mais les maîtriser si bien que je les applique quasiment sans réfléchir, plutôt que de me concentrer pendant trois minutes sur mon clavier pour essayer de me souvenir comment on fait telle chose sur tel logiciel, me tromper, annuler, chercher encore…
Certains vous hueront si vous n’utilisez pas tous les raccourcis-claviers existants, car apparemment cela constitue un incroyable gain de temps. Étrangement, tous les graphistes de ce type que j’ai connu étaient d’une extrême lenteur d’exécution. Je ne saurais dire pourquoi, mais c’était comme ça. Pour ma part, j’ai eu, il fut un temps, une fâcheuse tendance à mélanger le raccourci ctrl+s (sauvegarder) et ctrl+z (annuler la dernière action). Je vous passe les détails sur les conséquences…Quoiqu’il en soit, lorsque je suis stressée ou fatiguée,

je préfère prendre le temps de faire 2 clics, « fichier, enregistrer », plutôt que de m’imposer un fonctionnement casse-gueule.

 

Et en parlant de clic, je pense que le cliché du génie de l’informatique si cher aux séries américaines, qui pianote sans s’arrêter des fonctions de fou sur son clavier…c’est du flanc. Enfin, je ne suis pas codeuse, mais je pense qu’un petit clic à la souris de temps en temps, c’est sympa !

 

 

 

10. La différence entre le graphiste-print et le graphiste-multimédia, c’est :

✅ que l’un développe des créations destinées à l’impression, l’autre des créations destinées à être visionnées sur écran.

Pour reprendre ce que je vous expliquai à propos du RVB et du CMJN, il y a des différences entre un fichier destiné à l’impression, et un autre destiné au visionnage sur écrans. Cet aspect est à prendre en compte dès le début du processus de création. Même si il est généralement possible de switcher une création du print vers le multimédia et inversement, la gamme de couleurs employées, le format, le logiciel à utiliser, la qualité de l’image…sont très variables entre l’un et l’autre. Ainsi, les graphistes sont spécifiquement formés en fonction du support d’application sur lequel ils choisissent de travailler. Ils auront des formations différentes, des intitulés de postes différents, des missions différentes…Même si il y en a qui se distinguent en sachant gérer ces deux aspects à la fois,

tous ne sont pas à mettre dans le même panier ! 😉

 

 

 

 

 

2 comments on “Quel est ton niveau de compétence en graphisme ? RÉPONSES EXPLIQUÉES
  1. Coralie Fouriau dit :

    J’ai appris deux ou trois p’tit trucs avec ton article. ^^ Je me sers des calques pour dessiner mon plateau de jeu. C’est vrai que c’est très pratique. Avant je faisais tout sur la même image (bon c’était des petits montages à la con mais ce n’est qu’un détail ‘^^), mais depuis que j’ai compris l’utilité des calques, je ne m’en passe plus. 🙂 Bonne journée.

    • zeib dit :

      Ah béh oui, les calques, c’est la vie ! Haha 🙂
      Et c’est un truc qui se retrouve à peu près sur tous les logiciels de graphisme, donc c’est un truc toujours bon à prendre en main :).

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