Quels métiers créatifs rapportent le plus ?

quels métiers créatifs rapportent le plus ? Décor

La fameuse question.

Et bien aujourd’hui, abordons-la, courageusement !

 

Entre les craintes et illusions qu’on se fait autour de ces métiers, on ne sait jamais très bien estimer la rémunération moyenne d’un créatif.
L’image du youtubeur qui se fait de l’argent facile, de l’artiste fou qui vend des toiles à plusieurs millions de dollars, ou encore du passionné-naïf qui vit d’amour et d’eau fraiche, sont souvent à ranger dans les clichés faciles. Parfois, des cas anecdotiques marqueront étrangement les esprits et donneront une image généralisée à toute une profession.

Comme tant de gens, je me suis souvent posée la question :

qui gagne le mieux sa vie, entre l’illustrateur, le maquettiste, le publicitaire, l’artiste 3D…?

(il existe bien d’autres métiers créatifs. Mais animant un blog sur le domaine du graphisme, vous comprendrez que je limite les exemples aux professions de l’image).

 

J’ai observé, analysé, comparé…Au final, j’en suis parvenue à la conclusion très complète que :

Tout est très relatif.

 

On va quand même essayer de dépatouiller tout cela, en étudiant le sujet ensemble, sous 3 angles.

Déjà, qu’entend-on par « rapporter le plus d’argent » ?

 

 

 

1. Les professions avec un taux horaire bien rémunéré

 

Commençons par cette définition, qui est celle que nous visualisons tous spontanément. Il existe en effet des métiers graphiques basiquement mieux payés que d’autres ; je pense notamment aux métiers de la 3D (animateur, concepteur, game designer,…). Les directeurs artistiques gagnent également bien leur vie. Le taux horaire d’un graphiste-freelance, qu’il fixe lui-même, peut être aussi élevé que voulu.

 

Détaillons un peu :

les métiers demandant de la technicité vont être évidemment mieux cotés.
Un motion designer doit gérer le paramètre d’animation, en plus du travail graphique. Un animateur 3D gèrera la dimension de profondeur encore en plus. Etc.

Un directeur artistique est généralement un graphiste ayant accumulé suffisamment d’expérience et d’ancienneté pour avoir acquis le statut de « créateur donneur d’ordres ».

Le freelance, quant à lui, inclue dans son taux horaire des paramètres qui vont au-delà de la production graphique pure, et qui constituent entre autre ses charges.

 

Éléments que j’évoque dans l’article

➡ le graphisme : pourquoi parfois c’est cher, d’autres fois c’est gratuit ?

 

 

Et là, c’est le moment où les professionnels concernés qui passent par hasard sur mon blog vont hurler.

Car en effet, ce n’est pas si simple.

 

Il faut savoir que les métiers de la 3D, dans le jeu vidéo notamment, sont assez difficiles à pratiquer, notamment vis-à-vis des conditions de vie (je vais vous parler ici de mon point de vue, ce qui m’a personnellement freinée à m’engager dans cette branche alors que mes études m’y destinaient pourtant) : employé d’agence, les budgets sont restreints, les horaires pénibles, les deadlines infernales.
A son propre compte, on est missionné pour de courtes périodes de quelques mois, à travers toute la France, difficile de trouver une stabilité.
Pour les télétravailleurs, il faut avoir un matériel informatique « personnel » qui tient la route (ordinateur performants, logiciels spécifiques coûteux), dont l’achat et l’entretien doivent être également rentabilisés.

Bref, pour vous donner mon humble avis, peut-être que l’on peut être bien payé de l’heure,

mais au prix d’une possible absence de confort de vie.

Évidemment j’appuie sur les contraintes de manière caricaturale, c’est cependant bien d’en avoir un minimum connaissance.

 

Pour ce qui est du directeur artistique, tout le monde n’y accède pas automatiquement après quelques années de bons et loyaux services au sein d’une entreprise (les évolutions de carrière, quelque soit le domaine à l’heure actuelle, tout le monde sait ce que c’est… 😉 ). Obtenir ce poste demande de saisir des opportunités, savoir prouver sa juste valeur…Ou alors il faut devenir entrepreneur, créer sa propre agence et s’offrir ce statut soi-même.

Quoiqu’il en soit,

tout graphiste n’a pas forcément l’occasion de devenir directeur artistique au cours de sa carrière !

 

Les freelances, quant à eux, passent rarement 35h par semaine à réaliser des créations graphiques. Une bonne partie du temps est consacrée aussi à la prospection, le démarchage commercial, l’administratif, les impératifs du travailleur indépendant…Ou simplement à ne rien faire, si la motivation ne suit pas, par exemple.

Pas de travail, pas de rémunération !

Mais nous en reparlerons en détail un peu plus tard 🙂 .

 

 

 

2. Les entreprises qui paient à juste valeur

 

Parlons du statut salarié de manière globale, tous métiers graphiques confondus.

 

Après avoir travaillé dans différentes sociétés aux notoriétés et aux capitaux différents, un aspect m’a interpellée :

la paie varie sérieusement selon les moyens de l’entreprise.

 

Bon, c’est un constat personnel, j’ose espérer qu’il y a des contre-exemples. J’ai quand même été…chiffonnée de voir que certaines de mes certitudes de jeunesse étaient au final totalement fausses dans le milieu professionnel : un diplôme post-bac assure une paie à une certaine hauteur ?  » Lol « . On est mieux rémunéré en région parisienne ? Haha !

Pour avoir toujours fait la démarche de négocier mon salaire à l’entretien et pour avoir échangé avec d’autres amis graphiste-salariés à ce propos, le constat général est que nos diplômes ne nous ont pas permis d’être mieux payés que d’autres collègues non diplômés à compétences égales. Cependant, pas de difficulté de négociation du salaire avec les grands groupes entrepreneuriaux, là où les entreprises plus modestes trouvent souvent à redire.

J’ai eu le sentiment également que les anciens employés, engagés en CDI depuis plusieurs années comparé à ma propre date d’embauche semblaient satisfaits de leur paie, de manière générale. Ces mêmes employés de longue date transformaient souvent, à terme, leur temps-plein en mi-temps confortable. Avantage de l’ancienneté ? Embauche à une époque où les paies étaient globalement meilleures ? Je ne le sais pas exactement et ne veux pas spéculer maladroitement.

En entreprise, je pense qu’il est important de savoir affirmer sa valeur, négocier une augmentation passé un certain temps, rappeler son ancienneté…Je devine que ce n’est pas simple, d’autant qu’il faut dans un premier temps pouvoir décrocher un CDI avant d’envisager ces étapes. Je suis toujours un peu agacée et attristée de constater que mon entourage graphiste-salarié n’est souvent pas suffisamment considéré à sa juste valeur.

 

 

3. Le statut de freelance

 

Voici selon moi la meilleure méthode pour rapporter le plus d’argent en tant que créatif graphique.

Mais pas la plus simple à mettre en œuvre !

Ne nous leurrons pas, rien n’est facile 😉 .

 

Beaucoup de créatifs exercent sous ce statut, ou même en complément d’une activité salariée.
L’avantage, comme je le disais plus haut, est que l’on choisit son taux horaire, et on gère soi-même son temps de travail.
 » Oh, dans ce cas je vais devenir freelance à 1000 euros de l’heure et je vais faire du 50h à la semaine !  »
Hep hep hep, pas si vite.

 

Comment estimer convenablement sa rémunération horaire ?

Pour cela il faut, dans un premier temps, qu’elle permette de combler les frais d’entreprise (même en travailleur indépendant, le freelance est considéré comme  » entreprise à salarié unique « ) : charges, paiement des cotisations.
Et le plus important, il faut pouvoir se verser un salaire ! Qui prend en compte notre expérience, notre palette de compétences, la valeur donnée à son travail…

Le mélange de tout cela doit permettre de proposer ses services avec des exigences de rémunération crédibles auprès de potentiels clients.

Ne peut se prétendre qualitatif n’importe qui ! La renommée, les succès et l’image que l’on possède en tant que professionnel jouent un grand rôle. L’enjeu du freelance consiste donc, au-delà d’exercer son savoir-faire graphique et créatif, à réussir à se faire connaître, apprendre à se vendre, à se mettre en avant. Les clients viennent rarement tout seul, il faut pouvoir les convaincre de travailler avec vous !

Ainsi, il faut considérer que être freelance est un statut à double-tranchant :

pas de communication efficace, pas de client…pas d’argent.

 

En revanche, une affaire qui roule offre des heures de travail, des références, des contacts, du travail et des missions. Le succès appelant le succès, un entrepreneur peut ainsi très bien gagner sa vie. Puis investir dans des projets qui contribueront à l’expansion de son affaire, embaucher des salariés, etc etc…

 

Atteignant ainsi le chemin vers la richesse exponentielle et infinie 😎 .

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *